Migrer de PC vers MAC, étape 3 : piquer une colère

Bien que le premier abord soit (très) convaincant, tout n’est évidemment pour autant pas parfait sur Mac, c’est certain…

D’un point de vue matériel, déjà.
Je l’ai dit, je trouve le clavier trop petit, et ça vaut autant pour celui du MacBook Pro que la version filaire avec pavé numérique.

En plus, les caractères spéciaux ne sont pas organisés du tout de la même manière que sur PC, et j’ai encore parfois des difficultés avec certains raccourcis.
Heureusement, il y a au moins le “Visualiseur de caractères”, qui sans résoudre totalement le problème permet à tout moins d’en réduire la portée, avec un raccourci accessible à tout moment depuis la barre de menu.

Ensuite, c’est probablement lié à mon modèle mais je trouve que ce portable chauffe bien vite, ce qui enclenche les ventilos, le transformant rapidement en jet prêt à décoller…
Quand on vient d’une tour Antec Sonata 2 remplie de composants passifs, le tout choisi et arrangé pour être aussi silencieux que possible, il est “désagréablement surprenant” (je mesure mes mots) de se retrouver avec un petit portable qui fait plus de bruit qu’un PC de bureau ^^

Pour compenser un peu, j’ai dû faire appel à un petit utilitaire appelé SMCFanControl, apparemment bien connu des utilisateurs “avertis” de Macs, qui permet de redéfinir la vitesse minimum “par défaut” des ventilos.
Le but ? Mettre une valeur un peu plus élevée que celle d’usine, afin que la température du processeur soit “de base” un peu plus basse, retardant et ralentissant la montée en température et permettant ainsi un refroidissement plus rapide en cas de grosse chaleur subite (gros calcul, etc.).
Pour ma part, j’ai opté pour 3000rpm au lieu des 2000 de base, ça reste (avec le bruit ambiant de mon bureau et la musique) assez inaudible, et ça évite l’effet “décollage” à répétition.
Je fatiguerai peut-être plus vite les ventilos, mais à “choisir” (huhu) je préfère encore ça que de peser sur la durée de vie du processeur…

En plus de ça, et en attendant de pouvoir débourser 250€ (s’il vous plaît ^^) dans un dock ventilé adéquat, je cale 2 gommes de part et d’autre à l’arrière du MBP afin qu’il ne repose pas directement sur le bureau et que la chaleur se dissipe plus vite.

Pour un portable à plus de 2000€, je suis un peu déçue par cet aspect. Mon Dell XPS M1330, lui, ne faisait pas un bruit et ne chauffait presque pas… ou en tout cas ça ne se sentait pas, ce qui n’est pas forcément mieux : le Mac “chauffe” parce que l’alu conduit très bien la chaleur, ce qui veut dire que l’intérieur est sûrement moins chaud que celui d’un portable dont la coque garde la chaleur à l’intérieur…
Bref, l’un dans l’autre, j’aurai quand même apprécié qu’un portable de ce prix soit moins prompt à chauffer, et par extension moins bruyant.

Sur le sujet du prix : je ne suis pas surprise, mais le prix des accessoires n’a toujours pas vraiment baissé. Que ce soit pour un chargeur supplémentaire ou un adaptateur HDMI, les prix sont généralement pas mal plus élevés que pour les appareils “non Mac”.
A moins, pour la connectique en tout cas, de se tourner vers les produits chinois mais au prix d’une qualité et durabilité réduite, et d’une possible incompatibilité (je pense notamment aux câbles vidéo pour iPhone/iPad).

D’ailleurs, on peut parfois avoir de mauvaises surprises sur ce point, comme j’en ai eu avec mon imprimante multifonction Lexmark sans fil.
Après avoir dû la paramétrer en utilisant CUPS (non mais vous imaginez, pour une newbie du Mac ^^), au prix de la perte de la fonction de scan en plus, j’ai finalement dû me résigner, quand elle a décidé de ne plus fonctionner (je ne saurai certainement jamais pourquoi) à utiliser l’imprimante du Chéri (une HP), qui elle a le bon goût de très bien marcher (scan inclus, avec une interface web) après une installation de plus très bien faite.

(Du coup, si vous voulez subventionner ma migration, j’ai une imprimante à vendre ;) elle marche très bien, à part en WiFi sur Mac…)

L’aspect software n’est pas mieux loti

Je ne trouve pas le prix des logiciels exagéré, loin de là, surtout au vu de la qualité (interface, ergonomie, utilité) de ceux que j’ai pû avoir à acheter.

En revanche, repayer une licence pour un logiciel que j’ai déjà acheté, parfois récemment, ça m’embête déjà nettement plus.
Ça ne concerne évidemment pas la majorité des mes softs, mais c’est assez énervant que les éditeurs n’aient pas prévu ce cas de figure (ou l’aient prévu mais en “profitent”…).

Et puis il faut bien avouer qu’avec le Mac AppStore, son aspect centralisé, et ses prix généralement bas, il est assez facile de se laisser tenter, ce qui peut rapidement faire grimper la note…

Cela dit, je trouve assez dommage qu’on y trouve si peu de versions de “démo” (ie. limitées dans le temps), qu’on puisse transformer en versions “complètes” en les payant (un peu comme certains jeux sur iPad), cela représente un certain frein.

En fait, le plus frustrant est probablement de devoir retrouver des équivalents aux logiciels qu’on avait avant : éditeur de texte, utilitaire de compression d’images, gestionnaire de SVN, logiciel de chat, etc.
Je parle bien de fonctionnalités, de workflow, de plugins, etc.
Ça nécessite des compromis, des adaptations… mais aussi parfois des dépenses nouvelles (Tortoise SVN était gratuit, lui ^^).

Changer Ses Habitudes

Une fois (ré)équipée, il faut encore s’habituer aux changements dans les habitudes d’utilisation.

En dehors mêmes des paramétrages (qui ne s’appellent pas pareil, ne sont pas organisés de la même manière, n’ont pas les mêmes propriétés/valeurs…), je trouve le Finder peu pratique.

Déjà, les fichiers/dossiers sont organisés par ordre alphabétique “complet” incluant les dossiers, au lieu des dossiers en haut/premier par ordre alphabétique puis les fichiers là aussi par ordre alphabétique… Certes, ça a un certain sens et on peut s’y habituer, mais ça reste assez frustrant.
De plus, il n’est pas possible de copier/coller simplement un fichier avec un raccourci clavier, il faut le glisser/lâcher en maintenant la touche “option”… bref, pas super pratique.
On ne peut pas non plus lancer un fichier en le sélectionnant et en appuyant sur “Entrée”.
Aussi, on peut afficher le “chemin” vers un répertoire en bas dans une barre type “fil d’ariane” mais on ne peut pas cliquer sur ses éléments pour se balader dans l’arborescence (ou je n’ai pas trouvé).
Pire, quand on supprime un raccourci par erreur, il n’est pas dans la corbeille : on ne peut pas le récupérer/restaurer !

Bref, ça n’a probablement l’air de rien, mais quand on vient de Windows, c’est vraiment perturbant.
A ma connaissance, seul un logiciel (payant, 12€) permet de s’affranchir d’une partie de ces limitations.

Enfin, Mission Control et les “bureaux” virtuels, j’aime vraiment.
Par contre, ce que j’aime beaucoup moins, c’est de ne pouvoir ni les renommer, ni les réordonner. Ce serait pourtant parfois bien utile…

Alors, que déduire de ces aspects à la fois positifs et négatifs que j’ai pu lister ?
C’est ce que vous découvrirez dans le prochain dernier article de cette série : Premières Conclusions”… à bientôt ! :)

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