Migrer de PC vers MAC, étape 2 : s'extasier

Quand on change d’environnement, le démarrage est fréquemment un mélange d’excitation et d’angoisses.
Parlons déjà de la phase d’émerveillement.

Le Déballage

Déballer un produit Apple, c’est souvent une expérience très agréable.
Les emballages, bien qu’un peu superfétatoires, a fortiori à notre époque, sont assez jolis, mais surtout bigrement bien foutus et dans un matériau solide et “classe” à la fois.
Pour avoir eu un iPhone 3G puis un 4, je sais que leur volume et leur complexité ont beaucoup baissé, certainement pour des raisons de coût mais peut-être aussi à cause des reproches qui avaient pu être faits à ce sujet et de l’image pas forcément très verte qui peut parfois coller à la firme ; tant mieux…

Pas de surprise donc, à la réception du MacBook Pro, qui a le droit à une petite valisette épurée et pratique.
La souris (Magic Mouse) vient dans son “écrin” en plastique épais et translucide, qui je le sens, va me servir à la stocker quand je ne m’en sers pas, par exemple la nuit : un chat, c’est très con.
Le clavier filaire avec pavé numérique est dans une boîte toute plate, même plus fine que certaines qui ont entouré des claviers Logitech achetés dans ma “vie antérieure”.
À noter que ledit clavier n’est pas non plus très grand, ceci expliquant peut-être aussi un peu cela… ^^

Les produits

Le MBP (on va simplifier pour la suite de l’article) est plus grand que ce que je pensais, la faute à l’habitude du 13” j’imagine, et aussi un peu plus épais et plus lourd.

À l’allumage, l’écran (que j’ai pris le soin de choisir mat et HD) est très agréable : fin, lumineux, contrasté… heureuse surprise car j’avais aussi un super bel écran sur le XPS et j’avais peur d’être un peu déçue. Mon Iiyama de 20” de bureau qui vient en complément fait bien fade à côté.

Le clavier est assez joli et prend (très) peu de place.
Silencieux, pas trop dur, à voir à l’utilisation quotidienne.

La souris, enfin, est probablement mon objet préféré : d’une bonne dimension (j’ai d’assez grandes mains pour ma taille), un peu lourde (mais j’aime bien, surtout que je m’en sers beaucoup plus tactilement qu’en la déplaçant, donc ça ne me dérange pas), et elle est très sensible.
L’absence de boutons est un peu déroutante au premier abord, surtout quand on vient d’une souris 4 boutons + molette (et qu’on les utilisait tous). Mais pour une habituée de la réactivité et du mode de fonctionnement des écrans de l’iPhone/iPad, utiliser cette souris est juste un pur bonheur.

L’interface

L’introduction au premier allumage, quoiqu’un peu gadget, reste sympathique, et le remplissage des données et le paramétrage sont très fluides et agréables.

Première étape de la prise en main, mettre à jour vers Lion : avant d’aller jouer dans les préférences pour mettre “tout à mon goût” et que je m’habitue à l’interface, autant le faire avec la dernière version, surtout que mes lectures m’ont fait comprendre à demi-mot que les différences étaient assez notables entre les deux.

Une fois la mise à jour faite (finalement assez rapidement d’ailleurs), vient enfin le temps d’aller fouiller les préférences et là, il n’y a pas à dire : ça change du Panneau de Configuration de Windows ;) Petit détail * : j’apprécie beaucoup la petite recherche qui allume les icônes qui contiennent, directement (dans leur nom) ou indirectement (i.e. dans un onglet), le(s) terme(s) recherché(s), parce qu’il n’est pas toujours évident de savoir où tout se trouve.
* (qui n’en est pas vraiment un, car le côté agréable de l’univers Apple est à mon sens beaucoup dû à l’accumulation de tous ces petits aspects très réfléchis)

L’ensemble de l’interface est soigné, précis, cohérent et plutôt joli (même si c’est pas mal une question de goût).

Le dock est sympathique, et surtout plus configurable que les souvenirs que j’en avais et que l’apparence un peu “gadget” qu’il possède peut faire croire :

  • emplacement dans la fenêtre ;
  • apparence (sauf pour les applications de l’AppStore), ordre et taille (par défaut/au rollover) des icônes ;
  • présence/absence des icônes lorsque les applications associées ne sont pas lancées ;
  • bureau(x) sur le(s)quel(s) les applications doivent s’ouvrir lorsqu’elles sont invoquées…

Il prend un peu de place, et sa présence permanente, dans le même état, sur tous les bureaux, est un peu perturbante au début, mais en le rangeant de manière réfléchie il devient vite très utile.

Au rayon des changements qui m’ont fait de l’effet : j’ai fantasmé sur les bureaux multiples pendant de longues années de ma vie de Windowsienne.
Certes il était possible, par le truchement d’add-ons, d’arriver à un ersatz de ce que peuvent proposer les environnements Linux et Mac, mais le résultat était à mon sens assez loin du confort de ces deux plateformes, et je ne m’étais jamais attardée dessus.
Pour être honnête, je me dois de préciser que - même sous Ubuntu - je n’avais pas réussi à réellement “m’y mettre”, mais j’avais tellement de soucis matériel/de compatibilité par ailleurs que je n’avais pas vraiment le cœur à m’y atteler.
Sur le Mac, qui plus est avec la Magic Mouse ou le trackpad, c’est quasi incontournable et j’avoue en avoir trouvé l’implémentation presque parfaite (j’y reviendrai dans l’article suivant).

Dans le même genre, le mode “Mission Control” (anciennement “Exposé” si je ne m’abuse), est très pratique. Après un temps d’adaptation (surtout consacré à choisir le coin préféré pour le déclencher, trop de raccourcis-clavier tue le raccourci-clavier), il devient même indispensable.

Du coup, avec un peu d’organisation, le workflow devient très naturel.
Pour ma part j’ai choisi d’organiser des bureaux par activité : graphisme, intégration, veille, mails/contacts, etc.
Certaines applications étant limitées à un bureau et d’autres à tous, je peux sans souci passer d’un bureau à l’autre sur l’écran principal avec la souris (le plus souvent) ou le clavier, tout en ayant en permanence les mêmes éléments sur l’écran “supplémentaire” de droite (celui du MBP dans mon cas)…

En dehors du système en lui-même, les applications qu’on peut trouver sur Mac sont elles aussi à la hauteur des attentes.
La plupart ont une interface polie et travaillée, reprennent les mouvements “tactiles” et le plein écran, et sont globalement très bien intégrées à l’environnement.
De manière générale, je les trouve souvent plus agréables que leurs équivalents Windows : plus jolies (oui, ça compte), avec des interactions/organisations “à la Mac/Apple”, et ont souvent des pendants sur iPhone et/ou iPad. Et pourtant, leur prix n’est pas toujours plus élevé.

La généralisation du principe d’AppStore sur la plateforme Mac OS X est à mon avis, comme je le disais dans l’article précédent, une idée tout bonnement géniale.
Le principe en lui-même n’a rien de surprenant, surtout sur les plateformes mobiles (lecteur mp3/téléphone/tablette) où il fait même complètement sens (d’ailleurs les concurrents ne s’y sont pas trompés).
C’est son portage sur le “desktop” (si tant est que ce mot ait encore un sens aujourd’hui), ou devrais-je dire la volonté ainsi affichée de ne faire qu’un OS commun quels que soient les supports/appareils, qui est audacieux et (amha) réussi. Que l’on s’entende, je ne dis pas que l’idée est “belle” au sens moral, j’ai décidé d’abandonner l’élevage de trolls, trop chronophage.
Mais elle est belle parce qu’elle fait sens :

  • pour Apple, qui se prend royalement 30 % sur chaque vente ;
  • pour les développeurs, qui bénéficient d’une visibilité accrue par une présence “automatique” sur “tous les Macs du monde” (même si c’est pas énorme - j’en sais vraiment rien - c’est toujours mieux qu’un site Internet tout court, que les gens ne chercheront/trouveront pas forcément) et en vis-à-vis direct avec la concurrence ;
  • pour les utilisateurs, qui ont ainsi un seul endroit à visiter, une visibilité sur la réelle valeur de l’application (commentaires utilisateurs centralisés) et un processus de paiement et d’installation en 2 clics dont la simplicité reste à égaler.

Quand je pense au bintz que le même processus (recherche, comparaison, achat, téléchargement, installation) pouvait représenter sur Windows… j’en frissonne ;)

Enfin, l’utilisation des “gestures” pour le contrôle de la navigation est à mon sens le plus gros point fort, et mon plus grand coup de cœur.
Glisser avec deux doigts vers la droite ou la gauche pour passer d’un bureau à l’autre.
Avec un seul pour aller en avant/arrière dans l’historique de navigation de Safari.
Vers le haut ou le bas pour scroller, dans le même sens que sur l’iPhone/iPad si on le souhaite (ce que Apple qualifie de “naturel” et je vois bien pourquoi).
Ce ne sont que les plus évidents/récurrents, mais l’ensemble, en plus d’être très ludique, est diaboliquement efficace et permet un gain de temps et de mouvement non négligeable.
La souris s’y prête si bien que même en mode “ambulatoire” je la conserve à côté de moi et n’utilise pas le trackpad intégré (pourtant lui aussi capable de gérer tous ces mouvements), qui est d’ailleurs désactivé.

Mais tout n’est pas parfait non plus (ce n’est d’ailleurs jamais le cas), et après m’être extasiée vient le temps de piquer un petite colère… ;)

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