Migrer de PC vers MAC, étape 1 : se décider

L’annonce de mon potentiel passage à Mac en a sûrement fait sourire plus d’un.
Forcément, ayant longtemps clamé haut et fort qu’on ne m’y prendrai pas : trop plus cher (répété toute ma vie par le paternel, mais vrai), trop “simple” (comment on fait pour tripoter tous les réglages ?), bref pas pour moi… ce revirement peut paraître surprenant.
Mais examinons le déroulé de l’histoire… :)

Mon premier contact avec l’informatique s’est fait sur l’Apple II de mon père vers mes 5 ans (ah, le Snake Byte), mais mon apprentissage personnel a réellement commencé avec un Mac Classic SE vers 11 ans, puis un PowerBook vers 14 ans.

Rapidement, à 16 ans, je suis passée aux PCs assemblés, moins chers et taillés sur mesure, et leur suis restée fidèle jusqu’à cette année.

C’est vrai, quand on a 15-20 ans vers les années 1995-2000, monter son PC, choisir ses composants, le customiser exactement comme on veut… on trouve ça essentiel, et surtout on trouve ça fun.
La différence de prix des Macs, qu’on attribue alors uniquement à l’esthétisme et à l’ergonomie supposée des produits, voire à une forme de snobisme “bobo”, ne peut pas forcément se justifier.

Pourtant, il y a 2-3 ans, après avoir clamé que je ne céderai pas à ce que je considérais donc comme une mode… et après avoir tenu en main la chose un après-midi chez un ami… j’ai craqué pour un iPhone, et ai alors redécouvert la marque et l’univers Apple.
Déjà, l’interface, les applis, l’objet en lui-même (la réactivité et la finesse de l’écran), me convainquent.

L’année suivante, je gagne un iPad dans un concours : là aussi, je n’en aurai pas acheté un, mais je dois admettre que l’utilisation a encouragé le besoin et qu’aujourd’hui j’en achèterais un et même le recommanderais (si c’est utile, bien sûr).

Enfin, cette année, j’ai subi de nombreux problèmes matériels (j’en étais/suis quand même à lancer la tour avec un crayon pour pousser le bouton de la carte mère, celui de la tour ayant lâché), et logiciels (lenteurs, instabilités, etc.), mes logiciels ne me convenaient plus forcément… j’en passe.

Bref, au moment de renouveler/réinstaller la bécane comme tous les deux ans environ, j’ai décidé de réellement y réfléchir plutôt que de simplement rajeunir le matériel et réinstaller, voire de bêtement passer à Windows 7 et de changer/mettre à jour mes softs.
De plus, il m’était difficile de travailler avec mon portable actuel, la tour prenait de la place et n’était plus si silencieuse…

N’était-ce pas aussi le moment d’en profiter pour n’avoir qu’une machine, qui ferait les deux (avec un deuxième écran la journée) ?
Et quitte à changer d’environnement et d’habitudes, pourquoi pas essayer une alternative et tenter l’aventure full-Apple ?

Linux, j’avais déjà donné avec Ubuntu sur mon XPS M1330, et je n’avais plus (du tout) envie de recommencer…

En fait, je me dis que quand on a 30 ans, et aussi plus de 10 ans de (paris) web dans les pattes, soudainement, toute cette histoire “d’expérience utilisateur”, un truc qu’on a longtemps un peu pris pour du vent venant d’Apple, surtout quand on est englué dans ses habitudes (j’y reviendrai), tout ce concept, donc, prend soudain tout son sens.
Aujourd’hui, j’ai envie d’utiliser un ordinateur qui marche, qui lagge pas, qui ne me demande pas vraiment de paramétrages, et qui soit beau (je parle surtout UI hein, même si un bel appareil bien fait est bien agréable à utiliser) et ergonomique.
J’apprécie installer les programmes en 2 clics et 1 glisser-lâcher sans presque me préoccuper de rien, et en ça le Mac AppStore d’Apple est juste une idée géniale (mais ça aussi j’y reviendrai).

Je me rends compte qu’en fait, soyons honnêtes avec nous-mêmes d’abord, je n’ai pas besoin de savoir où tout se trouve ou comment tout marche même si j’en ai envie (on reste un nerd toute sa vie), du moment que ça fonctionne bien et que je peux quand même aller un peu tripatouiller tout ça (on reste un nerd toute sa vie, bis).

Je n’assimilerai pas ça à de la paresse intellectuelle mais plutôt de l’optimisation : je dois déjà me maintenir à jour sur des techniques/langages/concepts afin de rester performante dans mon travail (et soit je me fais vraiment vieille, soit y’en a vraiment de plus en plus), donc j’aimerai conserver ce potentiel intellectuel en ne l’utilisant pas à tout bout de champs à faire que mon outil fonctionne.

L’idée aura mis 3 ans à totalement germer, dans l’ombre comme beaucoup de graines, pour finalement percer ce mois-ci, dans la foulée de toutes les remises au point en cours.
(NB : il aura quand même fallu 3 jours de plus pour que je me décide complètement une fois les renseignements pris et estimations de budgets faites, d’autant que le changement d’environnement/méthodes/habitudes me paraissait énorme…)

Alors, oui, j’ai finalement décidé d’acheter un MacBook Pro.

Pour résumer, mon opinion aujourd’hui serait : certes l’investissement financier n’est clairement pas le même que pour un PC assemblé (même - ou surtout ? - en profitant d’étalements et d’offres spéciales pour les Entreprises), et certes il y a un réel “coût” induit en terme de courbe d’apprentissage et d’adaptation, mais quand il s’agit d’un outil de travail, ces surcoûts ponctuels me semblent finalement (à chaud en tout cas) justifiés compte tenu des gains potentiels en confort, rapidité et souplesse dans le process quotidien de travail.

Edit du 05/08/2011 : A venir dans les prochains articles : la découverte, l’adaptation, et les premières conclusions… à bientôt ! :)

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