Migrer de PC vers Mac : les conclusions

Quatre ans après avoir pris la décision de migrer de PC vers Mac, et après avoir vécu l'émerveillement puis l'énervement, il est temps de tirer des conclusions de cette démarche.

Un constat global positif

Dans l'ensemble, je ne regrette absolument pas ma décision.
Le matériel est toujours aussi chouette, a fortiori parce que j'ai changé en 2013 pour un MacBook Air 13", qui se révèle vraiment "mobile" et très agréable à utiliser et qui "souffle" beaucoup moins (même en utilisant toujours Flash pour lire des vidéos, mais il y a peut-être là aussi une optimisation OS qui a été faite ?).
Je ressens toujours autant de plaisir à utiliser le Magic Trackpad, si sensible et versatile, et le clavier sans fil qui me paraissait si petit s'avère finalement tout à fait pratique une fois la période d'adaptation passée.
L'OS et son interface ont eux aussi évolué depuis 4 ans, il me semble dans le bon sens... notamment la facilité à passer du Mac à l'iPhone/iPad avec iCloud, que j'utilise un peu plus qu'avant (notes, rappels, calendriers, mots de passe, fichiers, photos...).
Enfin, la suite de logiciels dont je me suis équipée remplie à ravir mes différents besoins, autant professionnels que personnels.

Ainsi, là où il y a quelques années encore "faire des sites Internet" sur Mac pouvait passer pour une hérésie, aujourd'hui cela fait beaucoup plus de sens : un coeur UNIX donne accès à un terminal et donc à tout un tas d'outils de développement en ligne de commande (Gulp, Sass/Compass, Yeoman, Git... pour ne citer qu'eux) qu'il me semblerait bien plus compliqué à mettre en place sur une plateforme Windows.
De plus, il m'apparait aussi plus aisé d'avoir un Mac avec des machines virtuelles avec différentes versions de Windows et de navigateurs, plutôt qu'un Windows avec un jeu de navigateurs et des machines virtuelles pour les autres versions... et un OS Mac en double-boot... Voire même de devoir se reposer intégralement sur des services comme BrowserStack auxquels, même si ils sont diablement utiles, je fais moins appel dans ma configuration actuelle que je ne le ferai dans la situation inverse.

Quelques points noirs

Évidemment, rien n'est jamais parfait et il me reste quelques points d'insatisfaction.

Il s'agit principalement de la notion "d'enfermement" souvent mentionnée dans la foulée du mot "Apple".

D'un part, financièrement il m'est difficile de changer de matériel aussi souvent que je le souhaiterai (tous les 2 ans), car le prix d'achat de chaque ordinateur est assez élevé pour être relativement rédhibitoire.
Je pourrai probablement m'acheter des appareils avec les mêmes capacités matérielles, voire de meilleures capacités, pour des budgets inférieurs, quoique la difficile recherche d'un nouvel appareil par le chéri (qui a même envisagé un temps d'acheter un MBA pour y installer un Linux avant de finalement opter pour un Dell) m'en fait un peu douter.
Mais finalement, cela n'est-il pas aussi un bon moyen de freiner un peu ma (notre) tendance au consumérisme ? J'aimerai changer de portable pour en avoir un nouveau "encore plus rapide" ou "encore plus fin et léger" mais celui que j'ai actuellement rempli parfaitement bien son office et je n'ai rien de précis à lui reprocher... à part d'avoir 2 ans :)

D'autre part, d'un point de vue logiciels et même en en utilisant beaucoup se trouvant sur toutes les plateformes, j'ai pris suffisamment d'habitudes d'ergonomie et trouvé suffisamment de logiciels uniquement disponibles sur Mac qu'il me serai à nouveau "douloureux" de refaire le chemin inverse... pas impossible hein, je l'ai fait dans un sens donc je peux le refaire dans l'autre, mais de moins en moins tentant avec le temps... Je vieillis ;)

Les développeurs étant encore trop souvent réticents à faire des applications multi-plateformes malgré la plus grande facilité à le faire de nos jours, le problème de compatibilité logicielle peut aussi se poser dans l'autre sens.

Les jeux vidéos en sont un bon exemple, quoiqu'un peu "superficiel". Avec l'arrivée de moteurs comme Unreal 3 ou Unity 3D, porter des jeux sur plusieurs plateformes est devenu plutôt accessible (pour ne pas dire "simple") et, hormis peut-être les jeux à très fortes demandes en capacités graphiques et pour lesquels les Macs ne sont peut-être pas les meilleures plateformes (mais qui peuvent cela dit se jouer avec des paramétrages au plus bas), la plupart des jeux s'y prêteraient tout à fait bien et bénéficieraient ainsi d'une plus grande base de diffusion.
Je refuse de m'emm** à installer un BootCamp (et donc acheter une license Windows en plus) juste pour lancer quelques jeux, et la solution machine virtuelle est rarement une vraie solution : les ressources disponibles pour être allouées au jeu en lui-même étant alors vraiment trop limitées...
Alors pour l'instant je me passe de quelques jeux, tant pis pour eux, j'en ai d'autres ! :)

Pour les autres applications hors jeux, soit je trouve un équivalent compatible, soit je "fais sans"... Là aussi c'est finalement un bon moyen d'aller à l'essentiel !

Le mot de la fin

Dans l'ensemble, donc, un bilan plutôt positif, et c'est tant mieux : ça m'aurait embêtée de découvrir 4 ans après qu'en fait, non, je voudrai revenir vers PC et refaire le chemin complet dans l'autre sens ;)

Il y a du bon et du moins bon, mais je crois bien qu'en tout domaine c'est toujours un peu comme ça que ça finit, et rares sont les expériences qu'on peut résumer en tout noir ou tout blanc.

Pour nos métiers "du web" cependant, le choix Mac semble faire sens, et si je devais quitter cet univers je me dirigerai même peut-être plus vers un Linux qu'un Windows.

Chacun voyant midi à sa porte, je ne vous dissuaderai pas de faire comme moi, mais je ne vous y inciterai pas non plus... j'ai trouvé une situation qui me convient, mais il va de soit que tout le monde ne peut pas faire ce même cheminement et en ressortir aussi satisfait !

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