"Developaralysie", la page blanche du développeur

Ironiquement, j'essaye d'écrire cet article depuis Octobre 2014... et pour une fois il n'est pas uniquement question de manque de temps.

Je l'ai commencé, recommencé, complètement effacé, laissé tombé... Je n'arrivais pas à trouver le bon angle d'attaque, le bon ton, ce que je voulais vraiment "en tirer" et y exprimer.
J'ai finalement décidé de m'y remettre car j'avais vraiment envie de parler de ce sujet par lequel je me sens concernée.

Initialement, j'ai rencontré ce concept dans un article de TechCrunch qui m'a tout de suite interpellée.

L'auteur y parlait de la paralysie qui s'empare parfois (de plus en plus souvent ?) de nous développeurs (front ou back) : l'impression inéluctable que les technologies avancent si vite qu'il est impossible de suivre le rythme imposé et qu'on ne sait plus comment réagir.

Il y a tellement de langages, de frameworks, de librairies disponibles qu'il est parfois très difficile de ne pas se sentir obsolète, même quand on en maîtrise pourtant un nombre plus que correct.
Pensez, on utilise des outils pour gérer nos outils (eg. Bower) !

De même, faire un choix entre plusieurs solutions se révèle souvent cornélien, leur simple nombre rendant toute comparaison proche des 12 Travaux d'Hercule...
Rien qu'en faire la liste et apprendre le minimum pour prendre une décision éclairée se révèle ultra chronophage et parfois contre-productif.

Le dilemme réside donc entre maîtriser au maximum un nombre limité de technologies et langages, au risque de devoir refuser des projets ou de passer à côté d'opportunités d'améliorer son workflow... ou passer son temps à en apprendre de nouveaux au risque d'y passer son temps pour finalement ne jamais en maîtriser aucun.

Il faut donc perpétuellement faire l'équilibriste entre ces deux positions et il faut bien admettre que c'est parfois déconcertant.

J'ai moi-même mis un temps dingue (rétrospectivement) avant d'utiliser SASS par exemple, et aujourd'hui je me demande comment je faisait avant...
Pourtant, il y a certains outils qui m'intimident toujours autant et que je me "refuse" à essayer, prise en plus dans les délais réguliers de mes projets...

Mais je me soigne à mon rythme, et je me dis que le principal c'est d'en être consciente, d'y travailler et de ne surtout pas se figer comme une biche dans les phares d'une voiture...

Et vous, vous êtes-vous déjà posé ces questions ? Avez-vous déjà ressenti ce sentiment de désemparement ?

À vos commentaires ! :)

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