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Traduction : Etude de la Couleur

Début de la traduction (article d’origine ici)

Introduction

Qu’est-ce que la couleur ? Prenez un moment pour y réfléchir avant de continuer votre lecture.

Dans un article précédent (NdT : traduction en français), j’assimilais la couleur à un élément de design, un des outils de base que les designers peuvent utiliser quand ils construisent une composition. Je définissais la couleur comme « la réponse de l’œil à des longueurs d’ondes différentes dans le spectre visible ». Ceci est une définition valide, mais c’est seulement l’une des nombreuses différentes visions de ce qu’est la couleur.

La première vraie pensée critique à propos de la couleur est apparue pendant la Renaissance en Europe. Un certain nombre d’artistes, de chimistes, et de philosophes prirent sur eux de développer des théories de travail sur la nature de la lumière et de la couleur.

A travers mes prochains articles, nous explorerons le sujet de la couleur : les fondations historiques de la théorie contemporaine de la couleur, les théories-clés de la couleur, les théoriciens qui ont été influents au cours du dernier millénaire, et l’état actuel de la couleur, y compris de la couleur dans les environnements numériques.

En fin de compte, nous garderons l’accent sur la discipline de design. Mais, comme dans les articles précédents, nous devons dévier pour un temps afin de mieux explorer le sujet en cours. Comme tous les principes et éléments du design, la couleur hérite beaucoup d’autres champs et nous devons d’abord élargir la portée de notre étude.

Qu’est-ce que la couleur ?

A quoi pensez-vous quand vous pensez à la couleur ? Peut-être à la roue chromatique, ou à un système de couleur que vous connaissez. Peut-être à une couleur spécifique, une teinte ou une valeur qui charme votre sens esthétique. Ou peut-être à l’arc-en-ciel, le spectre complet des couleurs visibles par l’œil humain. Peut-être même à une peinture, une fleur, une forme, ou un nombre.

Quand vous pensez à la couleur, l’aborderez vous avec un esprit scientifique, ou artistique ? Est-ce que la couleur rouge est rouge à cause de sa fréquence dans le spectre électromagnétique, ou parce que vous avez été entraîné à avoir la réponse psychologique que la plupart des gens ont quand ils reçoivent un stimulus sensoriel d’un type qui veut dire rouge ? La couleur est-elle prédominante ou subordonnée aux autres concepts, tels que la forme et la valeur ? Est-elle subjective ou objective, ou les deux ? Même, existerait-elle sans notre capacité à la percevoir ? (Ne passez pas trop de temps sur cette dernière question, vous ne finirez jamais l’article)

Lorsqu’on m’a demandé d’écrire à propos de la couleur, et de la théorie de la couleur, je me suis posé la même question de départ. Qu’est-ce que la couleur ? Une question inoffensive au premier abord, mais qui est liée à un terme dont la définition a changé au cours du temps. Le mot couleur a été utilisé pour dire beaucoup de choses différentes. Son utilisation concerne une multitude de disciplines, dont l’art, la religion, la chimie, la physique, la psychologie, l’étymologie, et la linguistique (pour n’en nommer qu’une partie). J’ai découvert que plus je pensais à ce qu’était la couleur, moins j’étais sûr de n’importe quelle définition.

Alors j’ai décidé de recommencer à zéro. Je pensais que je pourrais peut-être reconstruire ma compréhension de la couleur en examinant ses origines. Je me suis efforcé de penser à la couleur comme un concept à part entière, et de ne pas m’encombrer de ses liens avec un champ ou medium spécifique. J’ai essayé de repartir d’un temps où l’on en savait peu à propos de la couleur, ou en tout cas où l’on y pensait peu, pour voir comment tout a commencé.

Les origines de la couleur

Les origines de la couleur sont liées au monde qui nous entoure. Examiner les utilisations les plus anciennes de la couleur implique d’étudier les cultures antiques qui ont peuplé la Terre. Il est généralement admis que les civilisations les plus anciennes utilisaient la couleur d’une manière très formelle : l’utilisation de certaines couleurs avait des significations spécifiques, et ces significations étaient directement liées à l’histoire, la religion et la société d’une culture donnée. [1], [2], [3]

Un exemple de ceci est le fait de lier les couleurs aux éléments, comme chez les Hindous Upanishad, qui vivaient aux alentours du 7ème ou 8ème siècle avant Jésus-Christ. Le rouge était la couleur du feu, le blanc la couleur de l’eau, le noir la couleur de la terre, et tout le reste une combinaison de ces trois éléments. [4]

Un autre exemple suggère que si nous retraçons l’évolution de la perception de la couleur parmi les civilisations du passé, on peut tout lier aux trois couleurs de base : noir, blanc et rouge. Le noir et le blanc étaient historiquement liés à l’obscurité et à la lumière. La couleur rouge provient du sang et de la vie qu’il porte. [5]

Les anciennes civilisations utilisaient des substances trouvées dans la nature pour produire de la couleur ; les substances brutes disponibles dans une région donnée jouaient donc un grand rôle dans la palette d’une culture particulière. En remontant aussi loin que les premières peintures rupestres, un groupe de couleur basique était créé en utilisant du charbon pour le noir, de la craie ou de l’os pour le blanc, et du sang ou de l’argile pour les rouges, jaunes et marrons. [6]

Différentes civilisations commencèrent à utiliser les substances brutes disponibles afin de produire des couleurs spécifiques. Un des premiers exemples de ceci furent les Égyptiens, et leur utilisation d’un pigment connu sous le nom de Bleu Égyptien. Cette couleur bleue a été identifiée dans des artéfacts datant de 2500 ans avant Jésus-Christ, mais ne fut pas produite par hasard. Le processus pour créer une telle couleur impliquait l’utilisation d’un certain nombre de substances brutes : de la craie ou du calcaire, du sable, et un minéral cuivré tel que la malachite, le tout chauffé dans un four à des températures plutôt précises. [7]

Autant artiste qu’alchimiste

Au fur et à mesure que les couleurs furent de plus en plus demandées, devenant un symbole de statut dans beaucoup de cultures et un ingrédient dans différentes formes d’art et de processus de fabrication (comme les pigments), produire de la couleur nécessita une compréhension des processus chimiques de base. Le terme « Art » impliquait une capacité technique ou manuelle requérant une compétence en chimie appliquée ou en alchimie.

Les instructions pour créer des couleurs, incluant quelles substances brutes utiliser et les processus chimiques par lesquelles elles seraient transformées, étaient souvent rédigées sous forme de livres de recettes secrètes connus sous le nom de Formulaires [8]. Ces formulaires fournissaient une structure pour les expériences afin d’aider à donner un sens aux nombreux changements chimiques différents qui pouvaient être imposés aux substances. Ces changements étaient souvent accompagnés d’une altération de la couleur, et les formulaires établissaient donc une infrastructure pour fournir des couleurs artificielles aux artistes.

Parmi les formulaires les plus significatifs on trouve: [1], [3]

  • Le Papyrus Leiden, un des plus anciens formulaires de teintures, qui remonte à environ 400 ans avant Jésus-Christ, en Egypte.
  • Compositiones ad Tingenda (Recettes pour Teintures), qui remonte aux environs du 8ème siècle et qui possédait l’une des premières descriptions claires de la création de la couleur vermillon, une couleur rouge très recherchée au Moyen-Âge.
  • Mappae Clavicula, un catalogue (9ème siècle) de recettes pour une utilisation en peinture, et qui incluait deux recettes pour produire du vermillon.
  • De Diversis Artibus (Des Arts Divers), un manuel du 12ème siècle par Théophile, un moine Bénédictin influent, qui décrivait entre autre en détail les processus chimiques pour créer du vermillon.
  • Schedula Diversarum Artium, aussi de Théophile au 12ème siècle. Ce livre contenait des descriptions très minutieuses des techniques et formulaires nécessaires au travail très détaillé de l’enluminure de manuscrits.
  • Il Libro dell’Arte (Le Manuel de l’Artisan), un livre du 14ème siècle par Cennino Cennini, qui fournissait aux artistes des techniques concrètes pour l’utilisation des pigments et de la peinture, ainsi que des méthodes pour représenter la chair, les drapés, et l’eau.

D’autres formulaires encore s’intéressaient aux techniques pour l’utilisation de fixateurs et siccatifs sur divers types de bois, ainsi qu’au mélange de pigments avec du jaune d’œuf, et la production de Tempera (NdT : peinture à l’œuf)

Un siècle de lumières

Un très ancien schéma de pensée exhaustif sur la nature de la couleur fut édicté dans De Coloribus (Des Couleurs). Ce petit traité est attribué soit à Aristote soit à son disciple Théophraste, mais ne fut pas publié avant la fin du 15ème siècle, à peu près en même temps que le début de la Renaissance en Europe. Aristote y déclarait que les couleurs du monde étaient créées là où l’obscurité rencontrait la lumière, et que les couleurs simples étaient les couleurs des éléments : feu, air, eau et terre. [2]

Pendant la Renaissance, beaucoup d’autres envisagèrent le concept de la couleur comme digne d’étude. C’était dû en grande partie aux processus et techniques exposées dans les formulaires circulant en Europe à l’époque. Des réflexions supplémentaires sur la nature de la couleur comprennent : [1]

  • Leon Battista Alberti, dans le livre du 15ème siècle De Pictura, mentionnait une échelle élémentaire des substances similaires aux théories classiques. Il définit les vraies couleurs comme étant : rouge, bleu, vert, et gris, respectivement les couleurs du feu, de l’air, de l’eau, et de la terre
  • Antonio Tilesio, dans le livre du 16ème siècle De Coloribus, établissait un principe d’organisation chromatique basée sur l’amalgame de couleurs contemporaines et classiques. Il se concentrait sur l’étymologie du Monde Classique afin d’aider à produire 12 couleurs simples qui pourraient être développées en plusieurs familles de couleurs.
  • Leonardo da Vinci, dans le traité du 16ème siècle De la Peinture, estimait qu’il y a avait six couleurs primaires : blanc, jaune, vert, bleu, rouge, et noir. De plus, il avançait une théorie de la couleur qui introduisait la relativité de la perception de la couleur, et fournissait ainsi la base d’une théorie plus subjective de la perception chromatique.

À peu près au même moment, se développaient les théories de la couleur romantique, qui se concentraient plus sur le langage de la couleur, ainsi que sur ses significations et ses influences sur la vie. Il s’agissait de théories plus subjectives qui traitaient de l’expérience de la perception de la couleur, plutôt que de la couleur comme un outil de composition ou un symbole de statut. [1]

  • Fulvio Pellegrino Morato, dans le Del Significato de’ Colori (La signification des Couleurs) au 16ème siècle.
  • Ludovico Dolce, dans le Dialogue où l’on discute de la Qualité, Diversité et Propriété des Couleurs, du 16ème siècle.
  • Giovanni de Runaldi, dans Le Monstre le plus monstrueux au 16ème siècle.

Il y avait aussi un certain nombre de théories plus scientifiques de la couleur qui impliquaient à la fois la science comme une méthode d’observation, et l’optique. [1], [3]

  • Paracelse, un physicien Suisse et l’un des alchimistes les plus influents du 16ème siècle, développa une série d’expériences impliquant le mélange de blanc, de noir ou de rouge avec du sulfure et l’examen des dégradés chromatiques produits par les réactions chimiques.
  • Bernardino Telesio, au 16ème siècle avec De Colorum Generatione, introduisit un principe d’observation basé sur la similarité, la différence, et la conviction que toute chose matérielle se comporte selon les lois de la matière.
  • Gerolamo Cardano fit des distinctions entre les couleurs principales en les rapportant à la nature des cristaux et des pierres précieuses comme moyen de perception chromatique.

De là à la fin du 16ème siècle, il y aurait beaucoup d’autres travaux écrits sur l’optique, basés sur les recherches de Maurolico, Galilée, Kepler, Descartes, et d’autres.

Au début du 17ème siècle, un professeur italien de médecine nommé Guido Antonio Scarmiglioni suggérait qu’il n’y avait seulement que 5 couleurs simples : blanc et noir, rouge, bleu et jaune. Robert Boyle, un chimiste, reprit les observations de Scarmiglioni, tout comme le fit Jacques-Christophe Le Blon peu avant le milieu du 18ème siècle [3]. Ces observations étaient les premières tentatives pour séparer les couleurs primaires comme étant exclusives des autres couleurs.

En 1704, Isaac Newton écrit Optics, un livre qui fit tout changer. Le but principal de ce travail était de montrer la réfraction de la lumière dans les couleurs du spectre comme un phénomène nécessaire, et par conséquent prouver que les couleurs séparées peuvent être réunies en lumière blanche.

Newton développa une roue chromatique, qui résumait l’intégralité de ses théories sur l’optique. A partir de ce moment dans l’histoire du monde, la couleur ne serait plus jamais considérée comme un mode de production d’image, mais plutôt comme une transmission de lumière [1].

En directe opposition aux travaux de Newton se positionnaient ceux de Johann Wolfgang von Goethe entre la fin du 18° siècle et le début du 19°. Goethe avait adopté une attitude plutôt Aristotélicienne en ce qui concerne la couleur, et déclara qu’elle était liée à la fois à la lumière et à l’obscurité. La lumière et l’obscurité, mélangées, produisent du gris, et donc le gris était la couleur qui formait la base de toutes les autres couleurs.

Goethe croyait que la couleur se comprenait par la force de l’effort artistique et de l’expérience, plutôt qu’au travers des principes scientifiques. Il divisa la couleur en trois catégories [2]:

  • Les couleurs physiologiques (psychologiques), vues uniquement par le sujet qui les perçoit ;
  • Les couleurs physiques que l’on obtient par des phénomènes optiques : la transparence, la translucidité, etc.
  • Les couleurs chimiques qui ne peuvent être séparées des processus qui permettent de les créer, comme la génération et le mélange.

La principale contribution de Goethe à la théorie de la couleur fut son attention aux aspects psychologiques de la couleur, comme sa concentration sur l’interprétation subjective, l’expérience de la couleur et le concept de polarités, qui aidèrent à établir l’idée des couleurs complémentaires. [3]

Le cercle chromatique de Goethe

Au travers des quelques siècles qui suivirent, des modèles de colorimétrie supplémentaires furent construits et l’idée générale des systèmes de couleur prendrait son essor. Quelques exemples : [1], [2], [3]

  • Johann Heinrich Lambert (1722) créa une pyramide qui permettrait d’établir une base trichromatique basique.
  • Jacques-Christophe Le Blon (1735) se basa sur le travail de Lambert pour construire une forme géométrique ressemblant à un prisme qui affichait diverses couleurs en fonction de l’ordre de leur émission tonale.
  • Johann Tobias Mayer (1745) développa un principe d’inversion chromatique avec deux pyramides attachées par leur base, consistant en un sommet supérieur clair et un sommet inférieur foncé.
  • Ignaz Schiffermuller (1772), dans Versuch eines Farbensystems, créa un cercle chromatique romantique qui fut publié à Vienne.
    cercle chromatique romantique de Schiffermuller
  • Charles Hayter (1826), dans Compendium, incluait un frontispice d’un cercle chromatique basé autour des travaux de Newton, Le Blon et Harris.
    Cercle chromatique de Hayter Roue chromatique de Newton
    Cercle Chromatique de Harris Roue prismatique de Harris
  • Michel-Eugène Chevreul (1839), dans De la Loi du Contraste Simultané des Couleurs, développa une roue chromatique qui est toujours utilisée dans l’éducation artistique contemporaine.
    Roue chromatique de Chevreul
  • George Field (1845), dans Chromatography, suivit les conventions établies par Le Blon et Harris.
    Roue chromatique de Field
  • Charles Blanc (1867), dans la Grammaire des Arts du Dessin, développa une étoile chromatique qui soulignait les relations primaires et secondaires.
    Etoile chromatique de Blanc
  • Auguste Laugel (1869), dans L’Optique et les Arts, développa un système similaire au travail de Blanc.
    Etoile chromatique de Laugel

Tous ces systèmes de couleur formèrent la base de ce que nous connaissons aujourd’hui comme la théorie de la couleur, et influencèrent le travail de théoriciens de la couleur plus contemporains comme Munsell, Kandinsky, Ostwald, Klee, Kuppers, Arnheim, Itten, and Albers. Ces théoriciens de la couleur, leurs systèmes, modèles, et recherches, seront le centre d’intérêt de l’article suivant.

Conclusion

Dans ce premier article, nous avons commencé l’exploration des origines et de l’histoire de la couleur. Les origines de la couleur remontent aux plus anciennes civilisations, dont les choix chromatiques étaient largement basés sur les matériaux bruts à disposition dans leur environnement. Au fur et à mesure de la progression du temps, les civilisations ont commencé à développer des techniques pour travailler avec ces matériaux bruts.

Le détail de ces techniques, y compris un certain nombre de transformations chimiques basiques, étaient écrits dans des formulaires. Ces formulaires guidèrent les mains d’artistes et d’artisans, et se révélèrent utiles autant comme techniques initiales pour produire des couleurs pour les artistes que comme des ensembles d’enseignements initiaux qui déclenchèrent la réflexion critique sur la couleur.

La première pensée critique sur la couleur naquit en Europe pendant la Renaissance. Un certain nombre d’artistes, chimistes, et philosophes prirent sur eux de développer des théories de travail sur la nature de la lumière et de la couleur. L’apogée fut atteinte au début du 18° siècle quand Isaac Newton prouva que la réfraction de la lumière en couleurs était un phénomène indispensable. [1]

Après ça, des dizaines de roues chromatiques et de systèmes de couleurs furent développés, et le sujet de la théorie de la couleur prendrait son essor. La plupart, si ce n’est toutes, des théories contemporaines sur la couleur découlent de certaines des découvertes faites aux origines de la couleur, et au cours de son histoire.

Références

[1] A History of Colors de Manlio Brusatin

[2] History of Color in Painting de Faber Birren

[3] Bright Earth : Art and the Invention of Color de Philip Ball

[4] Color, Environment, & Human Response de Frank H. Mahnke

[5] Color Atlas : A Practical Guide for Color Mixing de Harald Kuppers

[6] The Color Compendium de Hope and Walch

[7] Designer’s Color Manual de Tom Fraser and Adam Banks

[8] The Art of Color de Johannes Itten

[9] Interaction of Color de Josef Albers and Nicholas Fox Weber

[10] Color : origin, systems, uses de Harald Kuppers

Joshua David McClurg-Genevese vit et travaille à Columbus, Ohio, USA. Rêveur invétéré, quand il n’est pas assis devant un ordinateur, il est le plus heureux avec un pinceau ou un crayon à la main, illustrant ou (d)écrivant son petit monde à lui.

PouipouiDesignTraduction : Etude de la Couleur

Commentaires 5

  1. Domi

    :-) Un grand merci pour ces traductions qui sont comme des projecteurs qui éclairent un peu mieux notre lente progression vers un web meilleur.
    J’apprécie d’autant plus que j’abhore les sites français dans lesquels l’auteur s’acharne à écrire ses articles en Anglais.
    En quelque sorte, vos traductions sont un "contre-pouvoir" salutaire sur ces snobinards anglophones. *red*
    Continuez :!:

  2. Pinky

    je me permets de rajouter à cet article un lien vers un site qui explique les causes de la couleur: webexhibits.org/causesofc… (en)
    d’autres informations relatives à la couleur (couleur et art, les pigments à travers les âges) sont disponible depuis la page d’accueil de ce site: webexhibits.org/ (en)

    en réponse à la remarque de domi:
    4. If you don’t have functional English, learn it.

    As an American and native English-speaker myself, I have previously been reluctant to suggest this, lest it be taken as a sort of cultural imperialism. But several native speakers of other languages have urged me to point out that English is the working language of the hacker culture and the Internet, and that you will need to know it to function in the hacker community.

    Back around 1991 I learned that many hackers who have English as a second language use it in technical discussions even when they share a birth tongue; it was reported to me at the time that English has a richer technical vocabulary than any other language and is therefore simply a better tool for the job. For similar reasons, translations of technical books written in English are often unsatisfactory (when they get done at all).

    Linus Torvalds, a Finn, comments his code in English (it apparently never occurred to him to do otherwise). His fluency in English has been an important factor in his ability to recruit a worldwide community of developers for Linux. It’s an example worth following.

    Being a native English-speaker does not guarantee that you have language skills good enough to function as a hacker. If your writing is semi-literate, ungrammatical, and riddled with misspellings, many hackers (including myself) will tend to ignore you. While sloppy writing does not invariably mean sloppy thinking, we’ve generally found the correlation to be strong — and we have no use for sloppy thinkers. If you can’t yet write competently, learn to.

    extrait de "How To Become A Hacker" par Eric Steven Raymond
    http://www.catb.org/~esr/faqs/ha...
    il existe plusieurs traductions en fr de ce document qui malheureusement ne sont pas tenues à jour. Pour cette raison je ne mets pas de liens, pour les trouver une recherche dans votre moteur préféré sur "comment devenir un hacker" suffit.

  3. fatme32

    Bonjour,
    Très intéressant votre site.
    Pourriez vous m’aider, S.V.P.?
    Je cherche un livre sur les couleurs dans les différentes civilisations, pourriez vous m’en communiquer le nom et la maison d’édition.
    Merci à Vous et à bientot
    Mme F. CHIRARA

  4. Lina

    Bonjour,
    Pour Mme Chirara : un bon livre sur l’approche des couleurs dans les différentes civilisations avec "recettes" anciennes de création des couleurs, ingrédients et liants pour les pigments, perception et symbolique de différents peuples et le tout avec quelques illustrations (photos, gravures…) > " COULEURS pigments et teintures dans les mains des peuples", auteur : Anne Varichon, édition du Seuil.
    Je le trouve très bien composé, agréable à parcourir…
    Bonne lecture ;)

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